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Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 2/ Les relectures

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Coucou !
Aujourd’hui, je vais vous parler d’une partie du travail éditorial très chronophage :
les relectures globales.

On m’a fait la remarque de ma super organisation sur mon travail éditorial et j’ai donc décidé de vous en parler un peu à travers ces fameuses relectures !

Pour ma part, il n’y en a pas qu’une, mais plusieurs. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne peux plus voir mon texte en peinture après !

À quoi me servent les relectures globales du texte ?

1/ Relire pour la cohérence.

Quand on a la tête dans le guidon, on ne voit pas forcément tout. On est sur le moment présent, sur son chapitre en cours et on a une vison plus étriquée de l’histoire, avec le chapitre précédent et le chapitre à venir. On n’a pas le recul nécessaire pour tout englober correctement. Plus le texte est long, plus on écrit un pavé, et plus il est difficile de tout se rappeler en détail. Il y a des petits éléments qui peuvent nous échapper et qu’il est bon de se rappeler lors de la relecture globale. Les détails chronologiques sont plus visibles, les passages sont plus facilement reliés entre eux et permettent de mieux voir si « tout se tient ».

 

2/relire pour donner du relief à l’histoire

Pour moi, c’est aussi très important de relire pour améliorer. Les petites phrases du début du livre peuvent se répercuter à la fin, les comportements des personnages, les attitudes, les petites choses anodines peuvent faire un effet boomerang sur la fin du livre. Il est donc important de relire globalement l’histoire pour avoir une vision plus large et pourvoir parsemer de remarques son texte.

En général, je note sur mon carnet les ponts à faire du début en fin de livre. Je note tout ce qui peut donner encore plus de relief à l’histoire. Puis, je l’intègre là où il faut. Ce sont ces petits détails qui vont faire la différence et donner le petit plus à l’histoire.

 

3/relire pour élaguer

Écrire, c’est bien. Mais il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie, comme on dit. Et c’est ce qui donne de la fluidité au livre. Retirer les répétitions est une chose. Mais parfois, ce sont carrément des paragraphes à supprimer, qui donne une redondance, une lourdeur qui rend la lecture difficile, chiante. Donc, oui, je supprime des phrases, des paragraphes, des mots. Il y a donc une perte sur ce qui était initialement écrit.

 

4/ relire pour réécrire

Pour JTV5, j’ai tout un chapitre qui a été revu à la relecture globale. En fait, ça m’est déjà arrivé aussi avant ! Une de mes bêtas m’avaient signalé qu’elle trouvait ce passage ennuyeux. Au départ, j’ai laissé le chapitre en l’état et j’ai avancé. La relecture globale permet d’avoir une vision d’ensemble qui permet de voir les moments qui sont en désaccord avec l’ensemble, les passages qui coincent, qui ont une autre tonalité. Souvent, on compare la lecture au chant. Quand on lit à voix haute, on peut dire qu’on récite une mélodie. Le texte a un rythme, une dynamique précise et certains passages sortent de cette mélodie. Il y a dissonance. C’est là que tu as deux solutions qui s’offrent à toi : ou tu élagues, ou tu réécris. Ce passage, je l’ai réécrit. Tu gardes la base, mais tu réarranges, tu le réorientes autrement. C’est un travail qui demande une grande concentration pour savoir ce qui est bon à garder et ce qui l’est moins. Il s’agit de retrouver la pertinence qui fera que ce passage entrera correctement dans le reste du texte sans qu’il fasse grincer l’ensemble.

 

5/ Relire pour se rassurer

C’est tout con, mais pourtant, c’est aussi une vérité. On relit par orgueil. On veut un texte nickel. Même s’il ne sera jamais entièrement parfait, on veut toucher du mieux possible à une perfection. Donc, il s’agit aussi de se conforter dans ce qui a été écrit. Quand on a suffisamment relu, c’est qu’on estime que tout est OK, que le texte peut passer à la mise en page.

La question qu’on peut se poser, c’est à quel moment faut-il faire sa relecture globale ?

 

Quand doit-on entamer une relecture globale ?

Pour ma part, j’ai une relecture globale entre chaque phase de correction :

  • une relecture globale juste après le point final.
  • une relecture globale, après passage des bêtas
  • une relecture globale après passage des correcteurs

Cela me permet de balayer trois fois le texte et de voir si les propositions des bêtas et correcteurs sont en accords, si tout est en ordre. La plus grosse relecture reste celle après le point final. C’est celle qui balaie le plus d’interventions de ma part. Les deux autres étant de la relecture de vérification surtout. Je peux les faire en diagonale, ou choisir des passages plus ciblés pour vérification.

Certains auteurs n’en font qu’une, d’autres en font plus. Je pense aussi que la difficulté du sujet peut entraîner plus de relectures. Un sujet SF me semble plus compliqué qu’un feel good par exemple. Les termes techniques, les descriptions ne sont pas du même niveau et donc demande plus ou moins d’attention. L’irréel demande plus de concentration et de vigilance pour la compréhension que le réel.

 

Conclusion

Voilà ! Vous savez tout sur les relectures globales. C’est une phase du travail éditorial qui demande énormément de temps. Autant que celles des corrections. C’est aussi un passage important pour proposer un texte clair, fluide, sans lourdeur. Bien évidemment, nous ne sommes pas infaillible et certains verront des lourdeurs à certains moments là où d’autres n’en verront pas. Le but reste toutefois de proposer un texte facile à comprendre et addictif dans son cheminement.

Vous parlez des relectures globales, c’est aussi vous montrer une phase du travail de correction qui est souvent éclipsé par les corrections elles-même. Pourtant, ce sont deux parties bien distinctes. Souvent, les lecteurs pensent qu’une fois que l’écriture est faite, il n’y a quasiment plus rien à faire avant de voir leur livre dans les mains, mais il y a beaucoup de petites choses qui semblent anodines qui viennent pourtant prendre un temps énorme dans le travail éditorial. Les relectures globales sont des ces petites choses qui prennent beaucoup de temps !


Vous avez peut-être raté la première partie ? La voici : Travail éditorial : 1/ les corrections


 

 

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La charte graphique de mes livres

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Bonjour à tous !

Voici un petit article pour vous informer d’une nouveauté qui vous permettra de mieux identifier mes livres : la charte graphique !

Une charte graphique, c’est quoi ?

Comme l’indique le mot « charte », il s’agit d’une règle, ici d’un ensemble de codes visuels, permettant d’identifier une entreprise. Cela passe par un logo, une disposition particulière d’éléments visuels, une police, des symboles ou même des couleurs précises faisant que l’on reconnait instantanément de qui on parle quand on voit ces codes visuels.

Tous ces codes visuels font l’identité de l’entreprise, mais aussi sa communication. La charte graphique rend l’entreprise unique, reconnue. Elle indique aussi une certaine rigueur, une organisation claire, précise.

Quand est-il pour un auteur comme moi ?

Un auteur n’a pas forcément besoin d’une charte graphique. Bien souvent, lorsqu’un auteur signe en maison d’édition, il n’a pas à gérer la partie communication, car il est inclut dans celle de sa maison d’édition. Cette dernière a déjà une charte graphique qui se traduit par un graphisme particulier au niveau des couvertures de livres. Ces livres sont identifiables immédiatement, car ils ont une empreinte graphique détectable ( les couvertures chez BMR suivent toutes une charte graphique précise par exemple, Hugo aussi ). L’inconvénient, c’est que cet auteur ne se détache pas visuellement de ses collègues de la maison d’édition. Il est inclus, comme les autres, dans les règles de la maison. On sait à qui cet auteur appartient, mais rien ne le distingue de ceux qui sont dans la même maison.

Pour un auteur auto-édité, les choses sont différentes. Il ne dépend que de lui-même. Il peut donc se démarquer comme identité propre. Après tout, un auteur auto-édité est un auteur-éditeur. À ce titre, il monte sa propre entreprise pour se publier et donc peut créer sa propre charte graphique qui symbolisera son propre univers, sa propre identité visuelle.

C’est à ce niveau que je me positionne. Étant également infographiste, il est naturel que je peaufine mon image d’auteur, que je me démarque par ma plume, mais aussi visuellement par mon univers. Vous avez eu un aperçu visuellement avec la charte graphique de JTV ( ombre noire, couleur rose/noir/blanc, le cœur en fond, la citation de 4ème de couverture). L’idée était bien d’identifier visuellement ma saga avec des codes précis, de marquer son univers tome après tome. Je vais continuer ceci avec une charte graphique par saga, mais aussi une charte graphique pour tous mes livres, notamment au niveau de certains positionnements d’éléments sur les couvertures, mais aussi dans la mise en page. Si j’ai pu faire mes propres couvertures pour JTV, je restais toutefois dépendante de la charte graphique de mon ex-maison d’édition pour pas mal de choses (logo, mise en page, pages refusées etc).

Aujourd’hui, j’ai retrouvé mes droits et une liberté qui me permet de créer au-delà de l’écriture, d’être présente par mon style à la fois visuellement, mais aussi dans les mots. J’ai donc commencé par ce qui parait logique : le logo !

LOGO cadre noirJe le voulais simple et efficace. À la fois classe et épuré ( clin d’œil à Camilla ^^), avec la finesse du tracé et la petite étoile déjà présente sur le logo de mon site ( bonne étoile qui guide mes pas ! ). Ce logo, vous le trouverez donc sur mes livres, mes goodies.

Contrairement à d’autres auteurs, il n’apparaitra pas en 1ere de couverture ; il y aura déjà mon nom de plume en toutes lettres . Il sera donc uniquement sur le dos (reliure) du livre. Il sera toujours positionné au même endroit afin que dans vos bibliothèques, il y est une cohérence dans tous les livres venant de moi. Il y aura d’autres codes visuels sur le dos que vous retrouverez à l’identique, ainsi qu’en 4eme de couverture. Vous découvrirez cette charte avec le 1er tome de À votre service ! et elle sera présente sur tous les livres qui suivront.

Le cas JTV !

Je te veux ! ne suivra pas cette charte. C’est la seule histoire qui fera exception. Étant donné que les 3 premiers tomes ont été édités en maison d’édition, que beaucoup parmi vous possèdent ces tomes, je ne ferai donc pas ma charte graphique dessus si c’est pour que vous ayez les 3 premiers tomes différents des 3 suivants ! Que ce soit au niveau du dos, ou de la 4eme de couverture, je garderai la même ligne graphique. Seul mon logo remplacera celui de mon ex-ME. Il en va de même pour les goodies. Elle subira cependant un petit lifting dans la mise en page.

J’espère que cette charte graphique sera efficace. Il me tarde de vous montrer tout cela. En tout cas, tout est noté dans mon carnet et n’attend plus qu’à être mis en place avec le tome de À votre service ! qui avance tout doucement.


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Qu’est-ce que le travail éditorial ? – 1/ Les corrections


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Vous avez fini d’écrire votre texte ? Il a été relu par vos bêta readers ? Parfait ! Il est donc temps de passer à l’étape du travail éditorial !

Mais en quoi ça consiste ?

 

On parle surtout de travail éditorial dans les maisons d’édition. Une personne prend votre texte et vous en charge après signature de contrat, pour vous amener vers la publication. Plusieurs titres circulent : directeur de collection, responsable éditorial, correcteur… Dans l’auto-édition, vous devenez ce responsable éditorial, en plus de la casquette d’écrivain. Un travail long, fastidieux, mais dont vous restez le maître des décisions.

Le travail éditorial est le travail de peaufinage de votre texte. On va aller chercher la petite bête pour le rendre parfait… ou presque, parce qu’un auteur n’est jamais entièrement satisfait de son travail.  Il y a toujours un truc qui peut être changé ; c’est l’âme de l’artiste qui parle lol !

Ce qu’il faut comprendre

Le travail éditorial est une étape ultra importante dans la publication d’un livre. Plus votre livre sera parfait, plus les lecteurs apprécieront leur achat. Un livre bourré de fautes n’est pas agréable à lire. Un livre mal conçu également.

Si en ME, on est un peu soumis au bon vouloir des éditeurs et de leurs moyens, en auto-édition, nous n’avons pas d’excuses : tout est de notre ressort. Donc si problème, c’est pour votre pomme.

Ce travail passe par plusieurs étapes :

  • Les corrections du texte
  • La mise en page ( MEP dans le jargon éditorial)
  • La communication autour de votre livre

Dans cet article, je vais parler de la première partie : les corrections.

Les corrections d’un texte ne se résument pas aux corrections que l’on fait en dictée où on doit se contenter du 8757c57f4e1da92fee3f827688b5cc34 en langue française. Ici, on parle d’un roman. Elles sont plus complexes, plus fastidieuses et donc plus épuisantes. Il faut penser à tout. Et quand je dis à tout, c’est au moindre détail ! C’est bien pour cela que les premières corrections avec les bêtas ne suffisent pas. Elles ont débroussaillé un premier niveau d’erreurs, mais il reste encore beaucoup de points à vérifier. C’est le travail du correcteur professionnel et le vôtre qui entrent en jeu et qui justifient plusieurs relectures du texte.

On peut diviser ces corrections en 4 gros points à vérifier :

  1. Le trio de tête : orthographe / grammaire / conjugaison, qui est le B.A.BA de la correction
  2. Le vocabulaire
  3. La fluidité
  4. La cohérence

 

1/ ORTHOGRAPHE / GRAMMAIRE / CONJUGAISON :

 

Un texte ne peut être publié sans qu’il soit passé au crible du trio ortho/gram/conjug ! C’est l’incontournable ! Un écrivain, avant d’écrire une histoire, est un représentant de la langue dans laquelle il parle. Il joue sur les mots, il les possède, il les met en action. On parle souvent d’alchimiste des mots. Et dans ce sens, il maîtrise parfaitement sa langue. Du moins, il doit en être un défenseur aux yeux des lecteurs qui, eux-même, aiment lire dans leur langue sans s’abîmer les yeux en tentant de décrypter ce qui a été écrit.

La correction minimale est alors exigée, pour ne pas vous décrédibiliser. Faire appel à un correcteur professionnel n’est pas une tare. Même si vous êtes bon en français, il apportera un regard plus aiguisé sur des règles de français qui peuvent vous échapper. Le correcteur pro va traquer la coquille qui vous a échappé, va vous apprendre aussi des règles de français, va vous conseiller. Les logiciels de corrections ne font pas tout et peuvent aussi apporter des erreurs si vous êtes une bille incapable de déceler la logique des phrases.

Avec le temps, on aiguise le repérage des erreurs. Il y a des fautes qu’on ne commet plus. La pratique élève votre niveau en français. Vous découvrez des règles d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, vous êtes plus pertinent dans les usages, vous ancrez des réflexes d’écriture. Ne pas hésiter à vous munir d’un guide type Bled/Bescherelle et d’un dictionnaire. Ce sont vos amis et ils peuvent débloquer beaucoup de doutes. Personnellement, je fouille beaucoup le dictionnaire pour des définitions. Je doute souvent du bon emploi du mot écrit. J’ai donc installé aussi une application  » dictionnaire » sur mon téléphone. 773967eacbf5497268214d47b53de2d8

 

2/ LE VOCABULAIRE :

 

Voici un point qui peut surprendre et pourtant… Comme sous-entendu plus haut, il faut bien savoir employer les mots avec leur bonne définition. Et oui, écrire n’est pas chose aisée ! Notre copain, le dico, est toujours là pour nous aider, mais il y a aussi un autre copain trèèès utile, à avoir à côté de soi : le dictionnaire des synonymes. J’ai aussi téléchargé une application sur mon téléphone et j’ai aussi des liens web pour trouver le bon mot pour exprimer le bon ressenti. C’est un exercice très difficile. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai bloqué pendant mon écriture pour chercher le mot qui exprime tel acte, tel sentiment, telle pensée. Et je tourne, je reformule, j’appelle ma famille à l’aide et puis vient mon salut grâce au dico des synonymes où, comme un fil d’Ariane, à force de tourner autour du mot recherché, la recherche se précise et on trouve THE mot ! Et là, il n’y a pas à dire : ça fait classe quand on a enfin trouvé le mot approprié et pas un autre ! Votre texte gagne en crédibilité, votre style s’aiguise. Vous êtes plus percutant et votre lecteur ne lit plus, il devient admiratif de votre plume ! 1d051b6fafaa30da9704d946200f2958

Attention également aux homonymes ! Vous savez, ces foutus mots qui s’entendent pareil mais dont le sens et l’orthographe sont différents ! Ex : différent / différend

Attention aux paronymes ! Euh… Jordane, éclaire-moi 5f9898b4c6c5808683eba6e64eefb074 ! Ce sont sont des mots qui se ressemblent phonétiquement, mais qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Cela entraîne des confusions. Ex : importun / opportun

 

3/ La FLUIDITÉ :

 

Et voici LE mot barbare 3f727291047ab36e10ba8d70dfda3bf6!
On parle de fluidité qd il s’agit d’avoir une lecture facile, qui n’accroche pas. Pour travailler sa fluidité, il faut simplement retirer ce qui rend la lecture lourde, ennuyeuse, inutile, redondante .

  1. La correction passe par des phrases pas trop longues, des reformulations de phrases ou de passages,  l’absence de répétitions, des phrases supprimées. En gros, on révise la syntaxe des phrases !

Et là, vive vos cours de français ! Youpi nos amis CCL/CCM/CCT ! Quoi ? vous ne voyez pas de quoi je parle ? ee6d28643367722c97df417d4c886707Pas biiien ! Révision rapide :

CCL : Complément circonstanciel de lieu ! On utilise ces mots et bout de phrases pour bien se situer : Ici,en Afrique, au boulot etc

CCM : complément circonstanciel de manière ! vive les adverbes ! Silencieusement, lentement etc, mais aussi les expressions du genre « avec tact », « avec minutie » etc

CCT : complément circonstanciel de temps. Vive les prépositions ! Pourtant, cependant, toutefois, hier, aujourd’hui, demain, etc

Vive également ce qui nous permet de construire correctement la phrase : conjonctions ( mais, ou, et, donc, or, n,i car, bien que, parce que, tandis que), les pronoms relatifs ( qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, avec lequel, et j’en passe ! )

Si ça peut aider, ça peut aussi alourdir la phrase ! À utiliser avec parcimonie ! Mieux vaut une phrase courte qu’un truc alambiqué avec des « que », « parce que » etc !

2. La fluidité se caractérise aussi par des sonorités. Lire, c’est comme réciter une chanson. Bien pour cela que lorsque l’on doute d’un passage, on conseille de le lire à haute voix ! 6ce249014ab22a60dadbebc57eaaa8cfDes phrases avec trop de « que » ou avec un son trop répétitif peut agacer. C’est là aussi que le vocabulaire peut avoir son sens. Travailler sur les synonymes d’un mot peut alléger le texte.

3. C’est aussi un gros travail sur la ponctuation bien placée  pour donner une lecture moins hachée et plus rythmée.

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 La ponctuation ne doit pas être fantaisiste. Elle permet au lecteur de reprendre son souffle, de respirer dans sa lecture. Oui, lire, c’est un sport avec des moments lents, des moments plus rapides, des intonations. Il y a des règles de ponctuation à savoir, des astuces qui marchent pour rendre son texte plus « logique » dans sa lecture. Saviez-vous que la virgule est obligatoire devant une conjonction autre que ET, OU, NI : « Je regarde devant moi, parce que j’ai peur de tomber. » Autre exemple : « Il est riche, mais avare. »

 
4. La fluidité est liée au style. On a du style quand on vous lit avec facilité. En gros, même si vous avez un style assez tortueux, tant que vous êtes fluide dans votre discours, tout passe ! Votre fluidité améliore votre style, le met en valeur. Vos tournures syntaxiques deviennent identifiables. Vous laissez votre empreinte dans la lecture du texte. Bref, travailler sa fluidité aide à définir votre plume ! 042928a4a662005b5d70858964a7d645
 

 

4/ LA COHÉRENCE :

 

Autre mot vilaaaain ! 465dfc6d32b20ca4befe49988d10c30f
La cohérence détermine la logique de votre histoire ! Et oui, on ne peut pas raconter n’importe quoi, sous peine de manquer de crédibilité( sauf les écrivains de l’absurde, mais eux, même dans leurs incohérences, il y a une logique 64d0c7d12b220f40ab8cd7a00c0e80f6 ! ). Ici, on regarde la construction du scénario, les contradictions dans un passage, les illogismes, tout ce qui n’est pas vraisemblablement possible !
 
J’ai divisé cela en 4 catégories :
 
– cohérence d’action : je ne peux pas retirer mon manteau puis 5 minutes après y glisser mes mains dedans ! Si on détermine un geste, il faut que la suite ait une logique, une effet de cause à conséquence vérifié. L’exemple le plus concret, ce sont les positions lors d’une scène de sexe… Le Kamasutra, c’est bien joli, mais soyons réalistes deux minutes sur les positions et actions ! Les héros ont sinon un sacré équilibre et 4 mains ! Shiva, sors de ce cooorrps 351d4ebb168f85125cb6502560123593!
 
– cohérence de temps : là où je suis très vigilante, ce sont les SMS ! Il doit y avoir une logique temporelle dans votre histoire. Réaliser une chronologie des faits aide à ne pas se planter. Surtout si on y met des flashbacks ! On peut vite faire des anachronismes. Attention aussi aux décalages horaires si votre personnage voyage !
 
– cohérence d’espace : Alors à moins que vous soyez fan de Stargate et de science-fiction a6772df3e3ebb63b5637779f9de6ffd2ou bien que vous ayez une cheminée pour vous téléporter comme notre cher Harry, les humains n’ont pas de super pouvoirs permettant de faire 500 km en 2 minutes ! Regardez bien la faisabilité des déplacements ! Les humains n’ont pas des membres hyper extensibles non plus pour attraper un objet à deux mètres de soi !
 
– cohérence des protagonistes : alors ici, nous allons parler de cohérence constructive ! Vous déterminez un caractère à votre personnage. Caractère qui fait fondamentalement sa personnalité. Attention de garder ce caractère tout le long de votre histoire ! Votre personnage évolue, mais ne change pas ! Il s’adapte, mais garde ce qui fonde son mental, sa personnalité. Les changements de réactions sortant de ses habitudes doivent être justifiés de façon logique ! Autre point : attention à la confusion entre les noms des personnages qui peut du coup retirer toute logique à votre texte !
 
La cohérence, vous l’aurez compris, demande un regard général sur son texte. Elle est d’autant plus compliquée à gérer quand on écrit une saga. Ici, il faut non pas se contenter de la cohérence d’un tome, mais de l’ensemble des tomes ! Cela demande une grosse organisation pour être capable de jongler entre les tomes et surtout de très bien connaître son texte, dans les moindres détails. De mon côté, j’ai des notes sur mon bujo d’écriture ! Dès que je constate une erreur, un détail qui va revenir plus tard, une porte ouverte à refermer etc, je le note ! Je crée des frises chronologiques, des arbres généalogiques, des fiches personnages, des notes de construction de l’histoire, des correctifs à apporter ou des remarques à surveiller.
 

 

 

En conclusion

Corriger, c’est la galère ! 0606cc6120b4e241cf3b6601fb56b0db

Il ne faut pas se leurrer, on doit être rigoureux sur tout et ça demande une énorme concentration. On décortique son histoire jusqu’à overdose. À la fin, on ne peut plus voir son texte en peinture. On passe par des phases de satisfaction, mais aussi des phases de complet découragement.

Toujours est-il que si vous êtes en ME, les corrections de type constructif se négocient ! Si on vous dit de supprimer un passage et que ça vous chagrine, eh bien refusez ! Vous êtes maître de votre histoire. Les coupes, les réajustements, les arrangements sont nécessaires pour donner une clairvoyance à votre texte, mais en aucun cas tout ceci est à valider si vous estimez que ça n’aide pas à la qualité du texte et de l’histoire ! Si on vous demande de découper votre texte en épisodes, assurez-vous que cela soit judicieux, pertinents, aussi bien dans la découpe que dans l’intérêt du texte. Si on vous demande de radoucir un caractère, réfléchissez bien si cela s’avère utile ou si ça dénature toute l’histoire !

Le travail de correction est un travail d’artisan. Il n’est pas à prendre à la légère. Un texte ne doit pas se contenter d’une seule relecture. Il faut le relire, et le relire encore. Il faut aussi savoir prendre des pauses entre deux relectures pour gagner une lucidité qu’on perd lorsque l’on a la tête trop dans le guidon.

Le travail de correction demeure toutefois faciliter par votre aisance en français et par les réflexes et automatismes que vous allez prendre, par les erreurs qui vous feront apprendre et que vous ne reproduirez plus. Plus vous travaillerez votre français, moins le travail de correction sera fastidieux. Plus vous aurez des aisances en français, moins vous ferez galérer le correcteur et moins vous aurez à la payer si vous êtes en auto-édition. Écrire demande du travail, des compétences, des acquis à avoir. Si écrire est à la portée de tous, rédiger un texte ne l’est pas forcément.

Lorsque votre texte est parfait… enfin presque ( le perfectionnisme est une vilaine bête !), vous pourrez alors passer à l’étape de la mise en page ! Et là, attention, il y a réflexion aussi dessus ! 11b6a423ae9ae503516b3c77926441fc

Mais avant cela, parlons de relectures globales b7fa878622c87676d7747bb664559ca3 => 2/ Les relectures globales


Bons plans pour son orthographe

projet Voltaire : https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/   => site du concours officiel d’orthographe

La page de Sandrine Marcelly : https://www.facebook.com/Sandrine-Marcelly-ABCorrecteur-351101605238901/ => correctrice, Sandrine poste régulièrement ses clés de l’orthographe